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        Tana... de l'aventure agrémentée de beaux paysages et de superbes rencontres

        Nous revoici dans la civilisation après un gros 3 semaines d’aventure. SVP continuez à toucher du bois pour nous, car notre voyage se poursuit sous une bonne étoile.  Depuis notre dernier article, nous n’avons pas arrêté beaucoup. Notre plan était de rejoindre Tuléar à Morondava par la côte… et mission réussie presque facilement. Y'a beaucoup à dire alors désolé pour le long texte, on a quand même tenté de le maintenir le plus court possible.

         

        Premièrement, nous sommes allés voir la plage et les baobabs de la région de Mangily. En marchant dans la rue pour aller prendre le taxi-brousse, on se fait offrir une ride en 4x4 pour se rendre à destination. Difficile à refuser quand tu sais que ça prend 1h30 de transport pour parcourir 22 km. La plage n’était pas à la hauteur de nos attentes, tout comme le snorkelling. Bon, c’est sûr qu’après avoir fait les Andamans cet hiver, la barre est haute en terme de plage et de plongée.

         

        L’étape suivante fut de rejoindre Salary par les pistes de sable en camion-brousse. On a maintenant compris pourquoi on dit que ce n’est pas facile les transports à Madagascar. Le parcours à débuter par une attente de 5 heures sur le bord du chemin pour que le camion passe. Par après, ça a pris pas loin de 6 heures pour faire 100 km… et ça ne s’appelle pas une piste de sable pour rien. La piste est en fait que 2 traces de roue dans du sable de plage avec en masse de pierre pour faire sûr que ça brasse tout le long du trajet. En fait, la piste ressemble à un mélange des chemins de tracteurs que nous avons à la terre à bois à La Patrie et la trail pour rejoindre le camp de pêche à Bersimis (ou pour le monde du bas du fleuve, ca ressemble aux trails de 4 roues du pic de sable a Cacouna). Ajoutez à ça le fait que le camion-brousse est en fait un camion de bétail munis de bancs de bois et qu’on est entassé comme des sardines (ou du betail) là-dedans... vous êtes en mesure de d’imaginer la belle journée que nous avons passée. Salary semble une belle place, mais nous n’avons rien vue puisque ici y’à pas l’électricité et c’est très petit. Il faisait donc extrêmement noir lorsqu’on est arrivé et ça donnait pas mal l’impression d’être au bout du monde. Mais on était pas si loin que ça puisque pendant la bouffe bien méritée, un couple d’amis français rencontres a Tana apparaît au restaurant !

         

        Ça a payé de les rencontrer, car au réveil le lendemain matin un malgache, Hanz, est venu nous rencontrer à notre hutte pour nous offrir de se rejoindre à lui et son ami, Cubert, pour rejoindre la ville de Morombe en pirogue et ainsi diminuer les coûts pour la ride de pirogue. Ce fut tout un move qu’on a fait là parce qu’être parti seuls, les piroguiers nous aurait amenés du point A au point B avec un minimum d’arrêt. Mais là, Hanz avait négocier plusieurs arrêts et ce fut génial. On a mis 5 jours pour rejoindre Morombe et nous avons vu des paysages incroyables. On a du voir un centaine de kilomètres de plage de sable blanc et de l’eau turquoise avec aucun touriste d’étendu sur une serviette.

         

        La pirogue se maintenait toujours à un maximun de 100 mètres de la côte se qui nous permettait de témoigner de la vie des gens vivant dans les villages de pêcheurs et là on avait vraiment l’impression d’être à l’autre bout du monde : c’est-à-dire voir un homme se débattre à la nage avec un poisson alors qu’il pêchait avec un harpon, de voir une femme âgée, les seins nus, pêcher au harpon… On a aussi croisé 2 baleines au loin. Mais le plus intéressant fut les arrêts pour aller dîner dans les villages. Normalement, les touristes blancs comme nous n’arrêtent pas dans les petits villages. Mais avec Hanz et Cubert c’est ce qu’on a fait. Ici, les amateurs de poisson et fruit de mer seront jaloux. Un des lunchs a été 1 kilo de calmar pêché le matin pour la somme de 2$, ou 1.5 kilo de poissons frais pour 0.75$. C’était des villages tellement reculés qu’a un endroit on a rencontrer un gars d’environ 13 – 15 ans pour qui s’était la premièrement fois qu’il voyait des blancs ! Par la suite, nos soirées étaient agrémentées de cours de malgache et de rhum avec Hanz, Cubert et les piroguiers. Ce fut vraiment une superbe expérience.

         

        Une fois rendue à Morombe, il fallait maintenant trouver une façon de rejoindre Morondava. Entre ces deux villes, la mer est beaucoup plus agitée et la pirogue devenait trop dangereuse. Il fallait donc le faire en bateau de marchandise. Le problème est de trouver un bateau de marchandise quand tu n’es pas capable de parler la langue locale. Alors qu’Anna faisait le tour des hôtels pour essayer d’être mis en contact avec un capitaine de boutre, elle apprend que 2 personnes en 4x4 partent le lendemain pour rejoindre Morondava. C’est ainsi que nous avons rencontré Olivier et Céline et avec qui nous avons poursuivit notre aventure… et s’en fut tout une. On pensait que la route était mauvaise entre Mangily et Salary et bien on avait rien vu. La route entre Morombe et Morondava défi toute imagination. Même en 4x4 il était difficile de dépasser une moyenne de 15 – 20 km/hr… on s’est fait brasser pas mal. On est très content de ne pas avoir eu à faire ce trajet en camion-brousse. En plus des nombreux trous, la route était parsemée de rivières à traverser. On en a traversée une qui devait faire un bon 50 mètres de large et à certain moment il y avait de l’eau jusqu’à la mi-portière. Nous avons aussi du prendre un traversier pour passer une rivière, mais comme le moteur du traversier avait lâché et bien ca a pris au moins une demi-douzaine d’hommes en bobette dans l’eau pour tirer le traversier qui avait deux 4x4 à son bord (les malgaches sont prets a tout pour avoir un cadeau... il est a parier que le moteur ne sera pas remplacé de sitot). Ensuite Olivier a tout fait pour nous rappeller le Quebec. Contrairement au Québec il n’y a pas de souffleuse ici pour tasser le sable, on a donc eu droit à une session de pelletage apres qu'on ait pris la piste a charette plutot que la piste a 4x4, ce qui a eu pour resultat de jacker le 4x4 solide. On aura donc pas pu se sauver complètement du pelletage cette année. Apres tout ca, en plus d’avoir été un trajet très intéressant à faire en 4x4, nous nous sommes faits 2 bons amis en Céline et Olivier avec qui ca a fait du bien de passer de belles soirées autour de bons souper arrosés (salutations aussi a Celine et Stephane, avec qui nous avons partage ''quelques'' rhums).

         

        Une fois rendue à Morondava la prochaine étape était d’aller rejoindre les Tsingy à 200 km au nord de Morondava (ou 8 heures de route en 4x4). On devait se louer un 4x4 avec Thibault et Estelle, deux amis rencontrés à Morondava, et ça a finit qu’on a fait le trajet en camion-brousse, puis sur le pouce pour aboutir dans la boite d’un pick-up de l’UNICEF. Pour revenir  nous avons aterris dans un Land-Rover du ministère des forêts sur la moitie du trajet, puis dans un camion de marchandise pour la suite... tout ca pour le tiers du prix que si on avait loué un 4x4. (Estelle et Thibault... nous avons entendu que vous n'avez pas eu notre chance pour le retour???)

         

        Maintenant, nous sommes de retour à Tana après un très long trajet de nuit de 17 heures où même avec des bouchons la musique faisait mal aux oreilles et c’est pas juste parce que c’était du Céline Dion qui jouait ! Nous serons hébergés chez Céline et Olivier qui ont un appartement dans la ville pour encore un mois. Nous n’avons encore aucune idée de ce que nous ferons à partir d’ici, donc notre prochain texte sera aussi un surprise pour nous !

         

        Continuez à donner des news ca fait toujours plaisir de vous lire.

         

        On essaiera de mettre de nouvelle photos sur flickr... 

         

         


        Publié à 12:54, le 18/08/2008, Antananarivo
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